Réemploi de comptoir !

T-shirt PBW 2017 photographié par Alain Desmidt

La 4e édition de la Paris Beer Week vient de se terminer. L’association Bières et Papilles qui l’organisait a fait appel pour le Grand Final au Refer, à l’association Zone-Ah! ainsi qu’à Electrocycle. Le sujet de notre intervention commune portait sur « Recyclage, réemploi & circuit court, une économie face à des défis ». Nous y avons improvisé une intervention à 3 puis 4 voix autour d’un changement intitulé : « Réemploi de comptoir ! »

Quelques explications autour du titre fédérateur de nos interventions, avant de revenir sur le déroulement des échanges & la rapide promotion de « Paris gagnés sur les piles ».

Explications autour de l’intitulé « Réemploi de comptoir !»

La Paris Beer Week est un événement annuel qui met à l’honneur les bières artisanales & les artisans brasseurs. La bière, source de convivialité est souvent le carburant qui alimente l’imagination de [« fous »] visionnaires qui – face à un monde ne semblant plus tourner très rond – expérimentent des solutions alternatives plus pragmatiques & sociales que celles présentées par des bureaucrates « hors sols ».

Derrière un comptoir virtuel, Martin (Refer), Bruno (Zone-AH) & Cyril (Electrocycle). Chacun a présenté ce qu’il faisait en abordant certaines difficultés rencontrées sur un mode discussion informelle avec le public.

Déroulement des échanges

Durant 45 minutes, nous nous sommes efforcés à partir d’exemples concrets en interaction avec le public de faire comprendre ce qu’était le réemploi en économie sociale & solidaire. Martin (Coordinateur du Refer, la fédération des ressourceries et recycleries d’Ile de France) a commencé par définir ce qu’était le réemploi. Puis les intervenants se sont rapidement présentés. Nous avons enchaîné avec la présentation des structures, les difficultés rencontrées & les projets Zébu et « Paris gagnés sur les piles. »

Martin est revenu sur un problème majeur dans le milieu associatif, le financement par les subventions qui sont de plus en plus réduites alors que les besoins explosent. Principal défit : Comment financer des activités par nature non rentables (dans une économie de marché) mais socialement indispensables ?

Bruno s’est lui aussi arrêté sur les difficultés de financement. Il a également évoqué les critiques négatives que reçoit tout innovateur & le défi que constitue le faire ensemble. Jean-Paul, entrepreneur incubé par ZoneAH! & acteur du ZéBU a été invité à prendre la parole pour parler de la création de sa brasserie. Il valorisera en interne les drêches comme substrat pour cultiver des champignons.

Cyril, a attiré l’attention du public sur ce que signifie recycler(1) en matière d’équipements électriques & électroniques en fin de vie. Pas simple d’être pionnier sur un axe non identifié comme créateur de valeurs. Il y a ensuite eu un retour rapide sur les principales évolutions d’Electrocycle. Association née en 2012 pour tester le réemploi des pièces détachées issues de déchets électroniques. D’abord en démontant des objets issus du bac des D3E de la ressourcerie de la Petite Rockette, puis en réemployant certaines pièces (ex. avec les robots absurdes). Et aujourd’hui en s’orientant sur l’écoconception d’appareils.

La promo de « Paris gagné sur les piles ! »

Pour le moment 2 prototypes dans les tuyaux :

  • Un régénérateur de piles – dont le circuit électrique inventé par l’un de nos membres a été libéré pour permettre à la Regen Box de voir le jour.
  • Et, un testeurs de piles, le sauvepile, développé par Daniel, le secrétaire d’Electrocycle. Daniel a été lauréat en 2012 du concours Lépine. Nous avons candidaté au make it happen 2017 pour prototyper une version du sauvepile plus « UX-design ».

C’est sur le sauvepile que repose une grande partie de notre réponse à l’appel à projet « Cap sur l’économie circulaire » avec « Paris gagnés sur le piles ». Ce projet est destiné à améliorer le réemploi des piles.

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Electrocycle a profité de ce moment festif pour prêter au Refer le régénérateur de piles alcalines que nous présentions. Nous avons conclu par une invitation lancée au public à nous rejoindre pour augmenter les effectifs de réemployeurs. 😉

Un appel peut-être entendue au moins par Alexandre, porteur du projet Kawabonga. Des discussions se sont en effet poursuivies avec le Refer, Electrocycle & Kawabonga pour s’organiser ensemble pour la fête de la récup’.

 

(1) utiliser de l’énergie pour détruire des équipements en partie ou totalement fonctionnel pour ne « récupérer » qu’une partie des matériaux.

Cyril Desmidt
le 16/05/2017

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